EyeBrain aide les orthoptistes à diagnostiquer la dyslexie

La mesure du mouvement des yeux permet d’aider au diagnostic de la dyslexie grâce à de nouveaux paramètres quantifiables

EyeBrain présente son dispositif EyeBrain T1 lors du Congrès National d’Orthoptique à Toulouse les 18 et 19 octobre prochains

Ivry-sur-Seine, le 13 octobre 2014 – EyeBrain, qui développe des marqueurs du fonctionnement cérébral pour les maladies neurologiques et psychiatriques, annonce aujourd’hui que son dispositif EyeBrain T1 est désormais disponible pour aider les orthoptistes dans leur diagnostic de la dyslexie. Grâce à ce dispositif médical qui mesure les mouvements des yeux, les praticiens pourront objectiver leur diagnostic via une série de tests basés sur l’oculomotricité.

« L’examen des mouvements oculaires des enfants par vidéo-oculographie est fondamental dans le diagnostic précis des désordres oculomoteurs mais aussi dans celui des troubles de l’apprentissage comme la dyslexie », souligne le Dr Emmanuel Bui Quoc, Chef du service Ophtalmologie à l’hôpital Robert Debré, Paris.

Le dispositif médical EyeBrain T1 vient combler un manque dans les outils de mesure des mouvements des yeux et d’assistance au diagnostic des troubles de l’apprentissage. Grâce à l’EyeBrain T1, l’orthoptiste peut désormais enregistrer et quantifier les paramètres oculomoteurs lors de la lecture et les comparer à des normes, et ainsi détecter plus précocement ces troubles. L’examen oculomoteur dure de deux à quinze minutes.

« Il n’existe aucun matériel spécifique permettant de répondre aux besoins des orthoptistes en matière de diagnostic de la dyslexie », déclare Serge Kinkingnéhun, Président fondateur d’EyeBrain. « Avec notre dispositif EyeBrain T1, nous souhaitons combler un vide d’assistance au diagnostic et améliorer le dépistage de la dyslexie par l’étude des mouvements des yeux. »

Grâce aux recherches réalisées par EyeBrain en collaboration avec Mme Maria-Pia Bucci, chercheur à l’INSERM au sein de l’Hôpital Robert Debré à Paris, il a été constaté que certains enfants atteints de troubles de la lecture présentaient un trouble de la coordination binoculaire (coordination des deux yeux). Celui-ci se manifeste aussi bien lors d’exercices de lecture que d’exercices de recherche visuelle ne nécessitant pas de savoir lire (résultats d’une étude publiée en 2012 et 2013).

« J’utilise l’eye-tracker d’EyeBrain depuis six mois, cet outil est venu compléter notre panel de possibilités pour bilanter les patients », ajoute Mme Marie-Laure Laborie, orthoptiste. « D’utilisation facile, il permet de normer et de comparer les résultats à des normes après une prise en charge. Il permet aussi de visualiser pour les parents les difficultés oculomotrices de leur enfant expliquant en partie leurs troubles de l’apprentissage. »

L’EyeBrain T1 permet:
– l’extraction d’un large panel de paramètres lors d’une tâche de lecture (nombre de saccades progressives et régressives, amplitude de ces saccades, temps de fixation notamment),
– la réalisation de tests de saccades et de poursuite,
– la passation de tâches de recherche visuelle : comparaison des résultats de recherche de lettres et de lecture,
– ou encore la mesure de la disconjugaison binoculaire.

Des résultats d’études seront présentés durant le Congrés d’Orthoptique à Toulouse les 18 et 19 octobre et les 20 et 21 novembre lors du séminaire sur les Désordres Oculomoteurs à l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) à Paris.

A propos de la dyslexie
En situation normale, la lecture devient totalement fonctionnelle après deux ans d’école primaire. Pour parler de trouble, il faut qu’il y ait un retard d’au moins 18 mois entre l’âge réel et l’âge de lecture.
La dyslexie peut avoir différentes origines, « phonologique » (dysfonctionnement dans le traitement des sons) ou « visuelle » (dysfonctionnement dans le traitement des lettres). Dans les deux cas, on note des troubles du mouvement des yeux. Enfin, dans la plupart des cas, la dyslexie est associée à un trouble de la coordination des deux yeux : la disconjugaison binoculaire. Dans tous les cas, la rééducation est nécessaire.
Le pourcentage de dyslexiques dans la population mondiale est généralement estimé à environ 5 pour cent, avec des chiffres variant entre 3 et 10, voire 15 pour cent, selon les critères de définition de la dyslexie utilisés (le fait par exemple de tenir ou non compte du niveau intellectuel de l’enfant pour apprécier son niveau de lecture), mais également selon le type de code orthographique caractérisant la langue de la population considérée.

A propos d’EyeBrain
EyeBrain développe des marqueurs du fonctionnement cérébral pour les maladies neurologiques psychiatriques et les troubles de l’apprentissage. Ces outils sont basés sur l’analyse des mouvements des yeux. Ils permettent d’analyser le comportement oculaire et de tester des régions spécifiques du cerveau grâce à l’enregistrement et à l’analyse du mouvement de l’œil selon des algorithmes très sophistiqués développés par la société. Les outils développés par EyeBrain viennent combler un vide dans les outils utilisés en neurologie: en 20 min, ils complètent l’examen clinique standard pour un coût inférieur à l’imagerie (IRM, scanner). Ils sont également non-invasifs par rapport à d’autres examens couramment utilisés (ponction lombaire, tests sanguins).
Les dispositifs utilisés en routine clinique permettent d’ores et déjà d’apporter des informations au médecin pour la caractérisation précoce de syndromes parkinsoniens (AMS, PSP, DCB, etc.), le suivi de la sclérose en plaques et la dyslexie. Les dispositifs EyeBrain Tracker sont les seuls de ce type à avoir obtenu le marquage CE. La société est certifiée ISO 9001 et ISO 13485. L’examen de l’oculomotricité est remboursé par la sécurité sociale en France.
Créée en 2008, EyeBrain est installée à Ivry-sur-Seine (94) et emploie 13 personnes. La société a levé 1,2 million d’euros en 2009 auprès de CapDecisif Management et de G1JIDF, puis 3,3 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques et d’Octalfa, de Sudinnova et de CM-CIC Capital Innovation en 2012. EyeBrain génère un chiffre d’affaires grâce aux ventes du dispositif. Des collaborations sont en cours avec l’Inserm, le CNRS, l’AP-HP, l’hôpital de Rouffach, des universités françaises (Universités Paris Paris-Descartes, UPMC) et européennes (Universités de Lubeck en Allemagne et de Nijmegen aux Pays-Bas). EyeBrain dispose aussi de locaux au sein de l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière), basé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, centre de recherche de dimension internationale.

Pour plus d’informations : http://www.eye-brain.com – http://www.eyebrainpedia.com